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Selon Ankara, Trump accepte de stopper les livraisons d’armes aux Kurdes en Syrie

Lors d’un appel téléphonique, le président américain a informé son homologue turc que Washington cesserait de fournir des armes aux milices kurdes en Syrie. C’est ce qu’a rapporté le chef de la diplomatie turque, vendredi.

Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a affirmé que le président Recep Tayyip Erdogan avait obtenu, vendredi 24 novembre, lors d’un entretien téléphonique, des assurances de son homologue américain Donald Trump selon lesquelles Washington cesserait de fournir des armes aux milices kurdes en Syrie.

 

 

Donald Trump « a donné des instructions très claires en vue de l’arrêt de la livraison d’armes à l’YPG [les milices kurdes de Syrie]. Il a affirmé qu’il fallait arrêter cette absurdité bien avant », a déclaré Mevlüt Cavusoglu à des journalistes.

Dans un communiqué de la Maison Blanche publié plus tard dans la journée, l’exécutif américain semble toutefois moins explicite sur les intentions américaines envers les milices YPG. Donald Trump a fait part à son homologue des « ajustements en instance concernant le soutien militaire apporté à nos partenaires au sol en Syrie, maintenant que la bataille de Raqqa est finie et que nous arrivons dans une phase de stabilisation ».

La décision de Donald Trump a pris de court le Pentagone et le département d’État américain, ont affirmé à AP des membres officiels des deux administrations.

Point de contention diplomatique

« J’ai eu aujourd’hui un entretien téléphonique productif avec le président américain Donald Trump », a pour sa part tweeté Recep Tayyip Erdogan.

L’entretien a notamment porté sur le conflit syrien, à la lumière du sommet de Sotchi en Russie, mercredi, entre le président turc et ses homologues russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani, selon l’agence étatique de presse Anadolu. À l’issue de ce sommet, les trois chefs d’État s’étaient dits favorables à un « congrès du dialogue national syrien », réunissant le régime syrien et l’opposition, afin de relancer le processus de paix en Syrie, où le conflit fait rage depuis 2011.

Le soutien qu’apportent les États-Unis aux milices YPG, membres les plus puissants des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans la lutte contre l’organisation État islamique, alimente les tensions entre Ankara et Washington depuis de longs mois.

Avec AFP et AP

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