Société

Mamou: la préfecture privée des signaux de la R T G depuis six (6) ans

 

La préfecture de Mamou est coupée des signaux de la radiotélévision guinéenne (RTG) depuis six (6) ans, faute d’un émetteur et de l’alimentation en électricité, constate l’AGP.

Les citoyens de la ville de Mamou appelée aussi ville Carrefour sont ainsi privés depuis toutes ces années des images de la télévision nationale et les fréquences de la radio nationale qui sont leurs principales sources d’informations fiables sur l’actualité du pays.
Plusieurs citoyens de cette localité témoignent qu’avec l’absence des signaux de la RTG, que Mamou est coupé du pays et que toutes les informations sur la Guinée leur échappent complètement. Pourtant, le souhait est que ce vide soit comblé avant le début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019.

Comme le cas de Yagouba Barry qui dit : « La radio nationale ne passe pas à Mamou. C’est ce qui est à la base des mauvaises informations dans la cité, des informations non fiables. Nous demandons aux autorités de rétablir la radio nationale qui nous informe ».

Pour cet autre citoyen qui a requis l’anonymat : « Il faut que les autorités sachent que Mamou a besoin de s’informer sur ce qui se passe au niveau national. Donc pour que les activités soient vues par le monde entier, il faut que ce problème soit résolu dès maintenant. Parce que, tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir une antenne de Canal ».

Cette situation qui perdure depuis quelques temps inquiète les citoyens résidents dans la localité. Obligés de se rabattre sur la radio rurale qui ne relaie que le journal de « Guinée soir » (19h 45). Les habitants de Mamou et ceux des villes environnantes se plaignent du temps que prend cette panne.

Le manque d’émetteurs et de carburant dans le groupe électrogène devant alimenter ces émetteurs sont mis en cause. N’ayant aucun choix, ils sont obligés d’écouter les émissions des chaines de radios étrangères ou locales privées de la place pour s’informer.

A défaut donc de réparer ces pannes, ce sont des milliers de personnes qui se voient privées d’informations nationales crédibles à Mamou.
AGP/17/05/19 

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