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Aboubacar Soumah du SLECG : «j’appelle tous les enseignants à respecter le mot d’ordre de grève le 12 février.»

Aboubacar Soumah, principal meneur  de la grève des enseignants, qui revendiquent les meilleures conditions salariales, a accordé un entretien à la rédaction de depcheguinee.com le mercredi 7 février. Celui qui vient d’être élu par une partie du Syndicat   Libre des Enseignants et Chercheurs  de Guinée (SLECG) n’en démorde pas. Loin s’en faut ! M. Soumah appelle ses pairs enseignants à reprendre la grève générale à partir du 12 février ; contrairement à l’avis du  clan de Sy Savané, l’autre secrétaire général du SLECG, plutôt conciliant, et qui poursuit les négociations  avec le gouvernement guinéen. Lisez plutôt !

Depecheguinee.com : Nous  avons appris que vous êtes muté à Farnarah. Est-ce vrai ?

Aboubacar Soumah : C’est travers   des rumeurs que je l’ai appris hier que je suis affecté à Faranah, Kissidoudougou. Je ne sais quoi

Donc, voulez-vous dire que ça ne vous a pas  été  notifié ?

Non, absolument pas.

Vous avez été auditionné à la gendarmerie récemment. Vous sentez-vous en sécurité ?

Je n’ai senti des menaces. Je n’ai pas été inquiété là-bas. Les faits qui sont mis à notre charge sont nuls et de nuls effets. Comment on peut nous traiter de voleur dans un bureau dont nous avons la clé. J’ai la clé de ce bureau. Mon adjoint a également une clé. Les cartes qu’on nous reproche d’avoir volé appartiennent à nous tous.  Donc, si on nous brutalise, ou nous emprisonne à cause de ça, c’est une aberration. Il y a une flagrante immixtion de l’Etat dans les affaires syndicales. Ce sont des choses qu’on doit régler entre nous. Ce n’est pas à l’Etat de s’ingérer dans nos affaires pour prétexter de trouver la solution.

Egalement monsieur Soumah, lors d’une sortie médiatique, un collège appelé les jeunes du SLECG ont contesté votre mouvement estimant qu’un syndicat ne devrait pas affronter l’Etat. Qu’en dites-vous ?

Est-ce que c’est moi qui affronte l’Etat ou bien les enseignants ? Ce sont les enseignants, à travers un bureau exécutif qui revendique les meilleures conditions salariales. Vous vouez personnalisez la lutte syndicale ?

Vous maintenez la date du 12 février comme la reprise de la grève du syndicat  des enseignants et chercheurs de Guinée ?

Ce n’est pas moi qui maintiens la grève, c’est le syndicat.    

Alors, le syndicat maintient-il la date du 12 février pour la reprise de la grève ?

Oui, bien sûr !! J’invite tous les enseignants à resserrer  les rangs. On ne doit pas se laisser intimider par les autorités à tous les niveaux. C’est seul par la lutte que nous pouvons améliorer nos conditions de vie. J’appelle tout le monde à respecter le mot d’ordre de grève le 12 février.

                      Entretien réalisé par Youssouf Diallo

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